Belle toute nue – la suite

Existe aussi en anglais…

La réponse à ‘Belle toute nue‘ a été phénoménale : tant de réactions, positives et négatives qui ont enrichi le débat et accessoirement, m’ont aidée à évoluer. Retrouver ce que j’ai écrit il y a 5 mois a été salutaire : c’était comme une prise de vue de la femme que j’étais à ce moment-là – j’ai pu constater comment j’ai changé entre temps. Autrement dit, si je devais écrire cet article aujourd’hui, il ne serait pas pareil.

Répondre individuellement aux commentaires est chronophage, donc voici quelques clarifications : –

« Toutes les femmes sont gentilles et les hommes sont méchants »

Si vous avez interprété mon billet de cette façon, cela vous appartient! J’aurais pu appeler ce texte ‘La Belle qui se sous-estime et la Bête Abrutie’. Il part de la rencontre entre deux personnes pas faites l’un pour l’autre, tous deux en souffrance. La femme qui quitte cette rencontre encore plus convaincue qu’elle est inadéquate plutôt que questionner comment un autre détient un tel pouvoir sur son estime personnelle ; l’homme qui repart confirmé dans ses jugements au lieu d’être viré du lit illico par une femme qui lui hurle ‘sors de moi cet instant, espèce de goujat!’

La parité dans nos jugements

J’ai suggéré à la fin de l’article que dans l’intérêt de la parité stricte, on pourrait juger les hommes par le barème de la pornographie aussi. Plusieurs personnes ont été choquées par ces propos. Chers lecteurs et lectrices, c’était de l’ironie. (Je suis anglaise, on s’en sert excessivement.) C’est une évidence que les jugements sont néfastes, et pour les juges et pour les jugés. Si j’ai choisi cet exemple, c’est parce que il est gros comme un… pénis surdimensionné de la porno?

La pornographie

Je n’ai pas la moindre preuve que le changement dans les ‘normes’ soit dû à la pornographie. Je ne suis pas experte dans la matière et pas en passe de le devenir. Je fais le simple constat que la génération internet voit défiler bien plus de sexes que des générations précédentes et qu’en même temps l’éducation sexuelle reste aussi lamentable qu’aux générations précédentes. Qui est-ce qui éduque?

Le Saint des Saints

Cette description du sexe féminin (piquée de Jules Winfield/Samuel L. Jackson en Pulp Fiction) a dérangé plusieurs personnes. Une qui croyait que je voulais dire que le sexe féminin était supérieur au pénis, une qui affirmait que ‘la femme n’est pas sacrée.’ Qu’on soit clair : je crois que nos sexes sont sacrés tous. Si nous nous vivions tous comme sacrés, nous ferions des choix basés dans le respect et l’estime de nous-mêmes et de l’autre. Le sexe féminin et les femmes ont vécu et vivent encore tant de profanation, qu’il devient urgent que nous commencions à réparer les dégâts. Se vivre sacré est un pas dans la bonne direction.

Nos préférences

Je n’ai pas envie qu’on soit ‘normalisé’ dans un sens ou un autre! Messieurs, vous avez le droit d’apprécier les petites/moyennes/grosses lèvres, ce que vous voulez. Simplement, si jamais ce que vous trouvez sous le slip ne correspond pas à votre préférence, ayez la courtoisie de garder vos opinions pour vous-même !

Les femmes victimes…

Plusieurs personnes (et de nombreux hommes) se sont déchargées de leur bile concernant des femmes ‘les éternelles victimes.’ La femme dont je parlais dans l’article avait visiblement des soucis d’estime de soi et un grand travail dfemmes‘acceptation de soi est à l’ordre du jour. Comme j’ai dit dans l’article, les femmes ont leur responsabilité et elles sont souvent parti prenantes dans un programme véhiculé si bien par la presse féminine : un programme qui consiste à les exhorter de s’accepter telles qu’elles sont sur une page et les encourager à améliorer leur apparence sur la page suivante. Qui achètent ces magazines? Les femmes, bien évidemment. L’émission ‘Belle Toute Nue’ tombe pile dans cet écueil, louable quand elle aide les femmes à regarder leurs insécurités de face, douteuse dès qu’elle commence à leur ‘refaire une beauté’ pour qu’elles correspondent mieux aux normes, et exécrable quand lesdites femmes se déshabillent au milieu d’un centre commercial pour prouver que désormais elles apprécient leurs corps.

Victimes non, complices peut-être.

Mais ne soyons pas dupes : nous vivons dans une société où nous apprenons depuis un jeune âge que nous devons plaire et être jolies. Nous apprenons que ‘apparaître’ vaut bien mieux que ‘être’. Le message se transmet aux filles à travers les dizaines de publicités et de couvertures de magazines qu’elles verront au cours d’une journée, des images souvent très loin de la réalité ; il se transmet quand on interroge une ministre sur son tenu ou ses cheveux plutôt que son programme ; il se transmet quand on interpelle sans cesse un réalisateur sur la présence de personnages de femmes fortes dans ses films plutôt qu’interroger les autres réalisateurs sur l’absence de femmes fortes dans les leurs ; il se transmet inaperçu dans des films où les femmes font que 28% de la distribution¹ ; il se transmet avec la honte qui accompagne ses premières menstruations ; il se transmet de mille façons, subtiles et crues, qui prises individuellement sont peut-être insignifiantes. Prises ensemble elles tordent et transforment, pire encore, elle s’intègrent. Et malgré moi, tout ça m’amène, dans le terrain miné qui s’appelle…

.. le féminisme

Plutôt que de s’insurger contre les femmes victimes, plutôt que normaliser le sexisme ou  minimiser son impact, serait-il possible de questionner la société dans laquelle nous vivons et dont nous sommes tous responsables? Se demander si cette société accorde la même valeur à une fille et à un garçon? Entendre ce que les femmes peuvent vivre sans se sentir attaqué ? Le mot ‘féministe’ a été brandi comme un insulte dans certains commentaires, j’imagine par des personnes réfractaires au féminisme de l’époque de ‘chaque homme est un violeur’, l’époque de revendication, de règlements de comptes. Je n’adhère pas à ce féminisme-là mais je suis loin de penser que nous sommes tous égaux…

Les femmes ne sont pas servies dans un monde qui les réduit à leur apparence ou en se limitant elles-mêmes à leur packaging. Les hommes ne sont pas servis en vivant avec des femmes qui passent à côté du ‘être’ dans la poursuite sans fin du ‘paraître’. Personne n’est servie dans cette culture de l’apparence superficielle. Nous profiterons tous quand le féminisme n’a plus lieu d’exister, quand les hommes défendront les droits de la femme, quand les femmes défendront les droits de l’homme. Quand nous serons des humains qui soutiendront d’autres humains. Point barre.

Je laisse le dernier mot à Joss Whedon, réalisateur de ‘The Avengers’ : « L’égalité est comme la gravité. Nous en avons besoin pour rester debout en tant qu’hommes et femmes sur cette terre. Et la misogynie qu’on trouve dans chaque culture ne fait pas partie de la vraie nature humaine. C’est une vie en déséquilibre et ce déséquilibre consume l’âme de chaque homme et femme qui y est confronté. »²

© Jacqueline Riquez

¹ http://www.telegraph.co.uk/culture/film/film-news/10061148/Smallest-number-of-film-speaking-roles-for-women-in-five-years.html

² Joss Whedon – Discours donné à l’occasion de Equality Now http://www.youtube.com/watch?v=cYNLgsZH738

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29 commentaires pour Belle toute nue – la suite

  1. Ping : Belle toute nue | Entente Féminine

  2. Caroline dit :

    Je suis choquée et déçue d’apprendre que vous avez reçu des critiques acerbes sur votre article. Je n’ai jamais été outrée par votre analyse et vous apporte mon soutien dans ce que vous faites. Amicalement,
    Caroline

  3. karin dit :

    Je n’avais pas lu les commentaires mais effectivement pour moi comme Caroline tout était très clair. Merci pour cet article !

  4. karin dit :

    PS: et tout ce que je viens de découvrir dans cet article fait du bien, j’avais été taxée d’alarmiste, voire de faire de la « science fiction » quand j’ai voulu parler de ce problème dans « Plainte contre X »… Encore merci à vous !

  5. thewondermya dit :

    Ne reculez pas, vous aviez mis le doigt sur ce qui n’allait pas et évidemment, cela a fait réagir. Si le traitement réservé aux femmes était immédiatement appliqué à cette seconde aux hommes, d’un coup tout ce qui est accepté aujourd’hui et couvert par la lâcheté ambiante serait dénoncé illico presto. Peut être cela nous permettrait enfin d’atteindre un équilibre et une réelle parité.

    • Jacqueline dit :

      Merci de votre soutien! je pense que vous avez juste – la plupart de personnes ne s’en rendent même pas compte du sexisme quotidien, banalisé, normalisé. Même les femmes s’y habituent…

    • Katt dit :

      comme je voudrais que cela se produise!!!

    • Andrée dit :

      Non, mais rassurez vous, si cela vous rassure, les hommes aussi en bavent.. car il ne sont pas tous égaux aux modèles des magazines : grands, très beaux, forts, minces, avec des phallus assortis etc.. Nombre d’entre eux sont loin de ces normes. Pour ne pas dire tous. Comme les femmes d’ailleurs. La différence, à mon avis, qui fait qu’ils vivent, malgré tout, un peu mieux ces situations, c’est que les femmes sont moins exigeantes sur l’apparence physique de leur compagnon. Il leur suffit d’avoir un homme gentil de préférence, et s’il est un peu gros, trop poilu, ou un peu petit ou un peu maigre ou s’il boîte légèrement elles ne se décident pas la-dessus. Ni même sur leur fortune car j’entends déjà les commentaires. Les femmes sont moins difficiles. S’il est joyeux, s’il est propre, sobre, pas trop paresseux, beaucoup d’entre elles s’en contentent, et beaucoup de femmes encore jeunes ont des hommes plus vieux qu’elles.
      Rares sont les hommes célibataires après cinquante ans alors que beaucoup plus nombreuses sont les femmes. Ce n’est pas un hasard. Ceci dit ce sont souvent les femmes qui élèvent leurs garçons et qui leur inculquent inconsciemment leur propre machisme, leur soumission qui se traduit sans mots, sans théorie, mais juste avec les ‘rasages’ de jambes, les talons hauts, les soutifs, les coiffeurs, le maquillage et toutes les tortures classiques reconnues comme normales-sinon-c’est-pas-féminin.. C’est une vieille histoire, il y a longtemps que ça dure.
      Alors qui est responsable de la situation ? Les deux mon commandant. Mais c’est quand même à l’esclave conscient de son esclavage que revient l’obligation morale et la difficile tâche de se libérer, s’il en souffre..

  6. Marie Wolf dit :

    Ma première pensée pour un commentaire a été « je t’aime ».
    La deuxième: je comprend le besoin du féminisme, mais je continue de penser que le besoin va bien au-delà – et parfois je trouve que ce terme « limite », du fait de sa signification même (« égalité hommes-femmes » – et les autres égalités?).
    Je rêve du jour ou nous construirons un monde pour toutes les égalités et tous les respects à la fois, sans se cloisonner en séparant chaque besoin (et je n’utilise pas le terme « combat » volontairement).
    Mais ça, c’est le thème d’un article que je tarde à écrire.
    Cela dit, je vous remercie, toi et tous ceux qui écrivent sur ces thèmes, qui éduquent, qui rassurent, qui accompagnent pour que nous apprenions tous à nous aimer tels que nous sommes, tous sacrés et tous humains. ❤

    • Jacqueline dit :

      Thanks for the love! J’ai lu ce que tu as écrit l’autre jour sur le féminisme et cela m’a interpellée. Je comprends ta position vis-à-vis du féminisme, j’aimerais qu’il n’ait pas lieu d’exister. Si nous pouvions être humains, tous égaux, je serais ravie. Mais nous sommes très loin, d’autant plus que le sexisme est tellement sournois qu’on finit par ne plus l’apercevoir. Pour moi le défi actuel c’est d’articuler un féminisme autre où on sort du combat, où chacun se permet de vivre son féminin ET son masculin. Le même défi existe pour les hommes… Quand ce jour arrive, le mot féminisme sera obsolète et mon site s’appellera Entente Humaine!

  7. pinto angelo dit :

    c’est un très bon article … en effet si les femmes se réveillaient et aimaient leurs corps sans l’aimer au travers du regard des hommes, beaucoup d’industries fermeraient (et ce ne serait pas un grand mal !).
    C’est lamentable de dénigrer le corps d’un être sous prétexte qu’on ne vit que dans l’idée de la perfection… imaginez si l’on demandait aux hommes d’avoir tous des penis de 22 cm, la gueule qu’ils tireraient et pire si on leur demandait de se faire opérer pour avoir une penis plus long…. ! 🙂
    S’il n’y a que ça qui l’attire chez une femme… ça en dit long sur l’attention qu’il lui porte …. et plus loin, si elle donne de l’importance alors à cet homme, il s’agit de se questionner sur ce qu’elle en attend quelque part ! …
    Les femmes doivent réellement apprendre à prendre leur indépendance dans sa globalité face aux hommes. dans le respect de chacun. sur un pieds en effet d’égalité. Il n’y a que comme cela qu’elle se libéreront vraiment de leur poids…. Pas en continuant à acheter des magazine de beauté aliénants ou de chercher à plaire absolument aux hommes pour ne pas rester seules !
    J’aime les femmes telles qu’elle sont. et c’est très bien comme cela… grand ou petites lèvres… c’est pas là que s’attarde mon regard, ni mon intérêt aussi courte puisse être la relation… !

  8. Adam dit :

    « Que tu es jolie! » dit-on si facilement, et avec tant de bonne foie à la petite fille de 3 ans pour lui faire plaisir. Pas au garçon. « Que tu es fort! » dit-on plutôt au garçon. Et hop, c’est parti pour être cadré dans les stéréotypes. Ce n’est pas facile de résister, mais la prise de conscience de nos propres comportements est primordiale. Même ceux et celles qui reconnaissent l’absurdité de modèles datés des division des rôles par sexe ne sont pas à l’abri de maintenir les stéréotypes. C’est seulement après avoir lu quelque part cette remarque sur notre mono-focalisation sur la beauté des petites filles que j’ai arrêter de le faire. Ce n’est pas pour nier la beauté, mais pour se focaliser aussi sur autre chose. Et les petits garçons aimeraient aussi qu’on leur dise qu’ils sont beaux, et pourtant l’idée de dire à un garçon de 3 ans qu’il est joli dérange facilement certains.. Ma fille de 4 ans est gentille, intelligente, forte et belle – ce n’est pas une princesse, c’est une impératrice – parfaite avec ses imperfections. Les visions des rôles sexuelles s’auto-renforcent – on les passent même sans le savoir à nos enfants. Il faut casser cette chaîne qui n’est plus utile à la société. Nous avons découvert un nouveau modèle qui permet à chacun de se trouver le rôle qui lui convient, dans un couple, dans une famille, dans une société. C’est plus efficace, et c’est bien plus épanouissant.

    • Jacqueline dit :

      Merci de ce commentaire pertinent. J’ai pris conscience de cet écueil avec mes filles, et c’est difficile de résister, d’autant plus que je n’avais jamais entendu ces commentaires de mes parents. Il m’a fallu la quarantaine pour me vivre belle! J’essaie de trouver une troisième voie qui consiste à leur dire qu’elles sont belles mais aussi à souligner toutes leurs qualités.

  9. Jean-Camille dit :

    Vous mettez le doigt sur un grave problème qui malheureusement s’aggrave. Une revivification d’un machisme considéré comme normal et coulant de source. C’est une lutte de chaque jour qui nous attends, et le manque criant de prévention et d’éducation civique n’aide pas.

  10. « Même les femmes s’y habituent… » Hélas !
    Merci pour cet article

  11. bouhours dit :

    Bonjour,
    Je vous apporte aussi tout mon soutien, votre article est très intéressant et salutaire. Un bémol: certaines phrases sont incompréhensibles, il faudrait vous faire relire ou prendre le temps de vous relire. C’est indispensable pour la compréhension du message que vous faîtes passer.
    Cordialement,
    Amélie

  12. Eschylle dit :

    Vous faites bien de répondre à vos détracteurs et de faire progresser la réflexion sur ces déviances incroyables des deux-pattes (je rappelle que nous autres chats appelons ainsi ceux qui marchent sur deux pattes, ou deux jambes, comme vous les appelez…) vers une normalisation. Il serait peut-être bon que vous évoquiez aussi l’utilité des poils et leurs fonctions de protection. Nous autres chats en savons quelque chose !
    Ce qui fait la richesse d’une espèce, c’est sa diversité ! Si tous les chats se ressemblaient, qu’est-ce que ce serait triste !
    Je pourrais simplifier en miaulant : ils sont fous ces deux-pattes… mais je vous propose plutôt d’observer notre comportement et de prendre exemple sur nous, les chats. Vous gagnerez en élégance, en souplesse et en tenue.
    Ah, si toutes les consciences du monde pouvaient se donner la main !

  13. Simon dit :

    As tu pensé que ce mec dont tu parles dans l’article avait peut-être seulement une ou deux expériences sexuelles derrière lui. Le commentaire qu’il a fait je l’accorde est non nécessaire. L’aurait-il fait s’il savait combien la jeune fille se sentirait blessée, j’en doute. Un des messages de cet article est : les mecs tant que vous aurez pas eu assez de partenaires sexuels pour connaitre la variété de vulves qui existe vous êtes des abrutis. Car abruti est le mot qui a été utilisé. Ca ne fait que renforcer l’antithèse du féminisme, ou un homme ayant beaucoup de partenaires est un héro. Ce qui,j’en suis certain, n’était pas ton intention.

    Mes respects.

    • Jacqueline dit :

      Merci de votre commentaire. Vous avez raison de tempérer les jugements de ce jeune homme. Cependant, vous avez fait un raccourci entre son manque de partenaires hypothétique et son attitude jugeant. Je n’ai jamais dit ‘les mecs tant que vous aurez pas eu assez de partenaires sexuels pour connaitre la variété de vulves qui existe vous êtes des abrutis;’ – ce sont vos propos! Moi, quand je ne me connais pas trop dans un sujet, je n’avance pas les grands opinions, j’essaie de comprendre. Comment c’est que ce jeune homme se sentait de se positionner comme juge, si, comme vous entendez, il s’y connait peu? Pour moi, son attitude est celui d’un consommateur. Et l’être humain n’est pas propre à la consommation!

  14. caroline livingston dit :

    Bonjour Jacqueline,
    Vous avez aussi tout mon soutien. Moi j’ai été totalement surprise d’apprendre que des femmes pouvaient passer par la chirurgie pour se faire refaire le sexe…J’en ai encore les sourcils tout remontés !!! (-:
    Je trouve cela très beau de revenir pour répondre aux commentaires en disant que vous même aviez changé et que vous l’auriez écrit autrement. C’est beau d’être en constante évolution. En même temps, j’ai trouvé votre premier billet parfait. Franc, clair, habile, tragique et drôle à la fois.
    J’ai particulièrement aimé dans vos réponses, ces deux passages :
    <>
    <>

    J’ai une petite fille de 7 ans et un petit garçon de 4 ans. Les deux s’entendent dire qu’ils sont beau et belle, fort et forte. Encouragés, et respectés. J’ai la chance d’avoir une fille avec une très forte personnalité qui ne s’encombre pas du « je dois plaire pour être aimée », elle s’aime suffisamment elle-même et d’elle j’apprends tous les jours. Et mon fils est un grand tendre.
    Mais il est vrai que dans notre société actuelle et ce depuis bien longtemps, nous avons perdu le coté sacré de notre existence. Ou sont passés les rituels de passage ? Comment célèbre-t-on aujourd’hui la femme en devenir, ou l’homme en devenir. Je me souviens des histoires de petit garçon indien qui part chasser tout seul et qui doit revenir avec du gibier pour prouver qu’il est devenu homme mais que se passe-t-il pour les filles ? Il faut chercher pour trouver les Blessing ways, et apprendre comment célébrer l’arrivée des premières menstruations, partager avec d’autres femmes, accueillir avec bonheur tout ce qui nous fait femme !
    De plus en plus des cercles de femmes se mettent en place, des tentes rouges, et autres où enfin nous pouvons nous retrouver et échanger. Ce n’est pas du tout une démarche féministe ou religieuse, mais plutôt retrouver le lien vital qui nous relie tous et toutes.

    Je suis mariée avec un américain et je parle anglais tout le temps chez moi, je vous lit donc très facilement. Il y a quelques petites fautes mais rien qui retire la force de vos écrits. Je vous remercie de partager vos pensées avec nous.
    Amicalement vôtre.

    • Jacqueline dit :

      Les deux passages cités semblent avoir disparu… Peu importe, je vous remercie de vos réflexions et OUI, l’importance d’accompagner nos enfants en train de devenir ‘grands’, OUI à l’importance du sacré dans nos vies. Merci de votre soutien!

  15. gally brujah dit :

    je suis là grâce au partage d’une amie sur facebook (que je remercie de m’avoir fait découvrir ce blog) vos article sont très intéressant, le font de vos article amène à la réflexion, alors continuer.

  16. Falmir Camion dit :

    En même temps, vu l’extension de la pratique de la circoncision chez les hommes, je dirais que nous sommes les plus nombreux à être victime de ce genre de choses, non ?

    • Jacqueline dit :

      Sans vouloir me laisser entrainée dans une nouvelle discussion (déjà assez bizarre d’être devenue Madame Vulve) le choix de la circoncision est fait par ses parents à sa naissance… Ici nous parlons d’un choix fait par des adultes mais sûrement pas en connaissance de cause!

  17. Andréa dit :

    Ne faudrait-il pas déjà revenir sur ces notions de perfection et d’imperfection ?
    La beauté des dunes est parfaite ; le héros de Fred Vargas, le commissaire Adamsberg, est tout ce qu’il y a de plus imparfait ..il est pourtant parfait dans ses imperfections et nous lui trouvons un charme fou..
    Ah ! le charme et la perfection.. Rien à voir.
    Ce qui serait dangereux ce serait que la norme devienne la perfection. Ce serait la tristesse assurée pour la très grande majorité de l’humanité.. Je ne suis pas parfaite.. Quel trauma ! Irrémédiable ..Une vie fichue.. Une vie pour rien.. C’est dur !
    Aimons ceux qui nous aiment.
    Avoir cinq doigts c’est la norme pour un humain, est-ce la perfection ? Django Reinhardt jouait parfaitement bien avec trois, je crois.
    La perfection n’est jamais atteinte, on peut toujours trouver mieux.. du moins dans le domaine des canons de la beauté humaine.. La perfection est décevante.
    Combien de beaux garçons sont devenus insignifiants dès l’instant où ils nous ont découvert leur passion pour ce que nous détestons le plus, par exemple !
    Idem pour les filles, bien qu’il semble qu’un garçon puisse trouver du plaisir avec n’importe quelle fille, du moins un instant. C’est moins facile, pour une fille. Mais ça reste à démontrer et peut-être cela est-il en train de changer.
    Une marguerite qui s’ouvre est parfaite, un bouton d’or aussi d’ailleurs, également une fourmis .. Qu’avons-nous donc pauvres humains à nous torturer sur l’esthétique..? Et ce depuis les grecs et même avant sans doute ..
    Laisse tes tics !
    La perfection d’un ressenti, là d’accord, on peut l’apprécier chacun différemment et ce qui est parfait pour nous est le goût que l’on aime, la sensation qui nous comble.. Voilà la perfection qui nous importe vraiment. Elle est subjective. Elle ne peut se réduire à une image.
    La perfection d’une jambe ou d’un bras.. c’est quoi ? Bronzé ? rose ? noir ? long, petit, dodu, décharné, sec, anguleux, fin ? Nous aimons des bras très différents tout au long de notre vie avec la même force.. Nous tromperions nous ? ;))
    Notre regard est trop éduqué pour pouvoir vraiment juger de la perfection. Les critères et les canons de la beauté peuvent-ils plaire à tous ? Certainement pas.
    On aime des êtres plein de défauts mais c’est juste un détail parfois qui nous plaît, qui nous fait vibrer.. Non ?
    Andréa

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